L'association La Teinturerie répond à ses objectifs grâce au support de partenaires à travers des projets spécifiques.

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À l'occasion du festival d'art video Boda Boda Lounge 2020, l'association La Teinturerie hébergera en ses lieux l'organisation et la diffusion du festival.

Boda Boda Lounge lance actuellement un appel à soumission d’ œuvres d’art vidéo, films et court-métrage réalisés par des artistes basés en Afrique ou de la Diaspora africaine. Les œuvres sélectionnées seront projetées dans une exposition collective à travers le continent.

Monte ta vidéo et dépose ton dossier pour pouvoir participer au festival. Un droit de diffusion de 200$ à la clé pour chacun des 15 participants sélectionnés dans toute l'Afrique.

 

Lien pour s'inscrire : https://forms.gle/aUUgzL2Sen9qsLnP8

Le thème de cette édition", now bite the hand that feeds you"

 

Quelque part dans ce qu'on appelle le Nord, quelqu'un achète et accumule des marchandises. Ces mêmes biens (vêtements, nourriture, etc.) sont ensuite jetés et exportés vers un pays du tiers-monde dans ce que l'on conçoit généralement comme un acte de charité, alimentant un système d'intermédiaires qui en tirent profit. Tandis qu'un autre pays du Sud vend les mêmes vêtements usagés sur un trottoir, au lieu de les produire localement. Cette circulation a donc diverses implications. Une grande dépendance entraîne une grande vulnérabilité.

 

Dans la communication du "développement", l'image d’un enfant appauvri et misérable est souvent manipulée en surimpression pour l’associer à l’image d'une femme bienveillante rappelant ainsi une autre version du sentiment de miséricorde. Cette idée d'un enfant vulnérable et sans défense incarne la véritable identité d’entreprise de l’action mondiale d'aide (de raid ?) humanitaire. Un monde où l'aide devient un commerce et où les récits ankylosés renforcent le fossé hiérarchique entre les deux hémisphères.

Il est peut-être temps de remettre en question cette image de la main tendue, en amputant avec elle ce système de dépendance cachée.

 

Contrairement à la maxime populaire, il vaut mieux " mordre la main qui te nourrit". Les artistes sont invités à s'exprimer sur le dialogue que la communication visuelle établit avec ce système de dépendance, en mettant en oeuvre une forme passive de protestation par la créativité comme vecteur de libération et en rappelant que nos propres mains sont les véritables mains qui nous nourrissent : en d'autres termes, l'autosuffisance l'emporte sur la dépendance.

 

Dans ce monde proposé, l'intuition et l'ingéniosité sont des valeurs fondamentales dans la tentative de recadrer les récits et de réinventer l'humanité. Ici, la non-formalité en vient à représenter une sorte de capitulation - au sein de la production créative - comme moyen de libération, s'opposant clairement (ou complétant) des cadres plus formulés et contrôlés et établissant un contraste sévère avec l'agenda de la modernité et le projet colonial.

", now bite the hand that feeds you", est une proposition curatoriale conçue par thirdspace, composé du duo d'artistes João Roxo (Maputo) et Russel Hlongwane (Durban). Ce duo a été invité par le Centre d’art Waza et Visual Art Network South Africa (VANSA) à curater avec eux cette édition de Boda Boda Lounge.

 

Conditions de participation :
- Tout artiste d'Afrique ou de la diaspora travaillant dans l'art numérique et le multimédia peut participer.
- Les œuvres doivent avoir été produites au cours des 5 dernières années.
- Les artistes peuvent soumettre un maximum de 3 vidéos.
- Les vidéos ne doivent pas durer plus de 10 minutes.
- Chaque oeuvre doit être accompagnée d'un formulaire de candidature.
 

Les candidatures peuvent être envoyées à bodalounge@vansa.co.za avant le 31 AOUT 2020

(les liens we transfer / dropbox sont acceptés).